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Les parcs nationaux: nature protégée, nature enfermée?

le lundi 11 mai 2020 dans Environnement, Espace | 0 commentaire

Cet article est basé sur les dossiers d’Aramis Jérémy, Luan et de Clara et tente d’en faire la synthèse. J’y ai apporté des corrections et des ajouts. Cette façon de faire peut paraître déontologiquement un peu particulière par rapport au travail de recherche des étudiant.e.s, de l’exposition de leurs idées, de la rédaction et de la structure de leur texte, et donc par extension des questions de propriété intellectuelle et de plagiat. C’est un moyen exceptionnellement choisi dans une période de confinement (COVID-19) pour partager l’essentiel de vos contributions à l’ensemble des classes. Par ailleurs, vous avez accès à la version originale de chaque dossier en suivant les liens ci-dessus (Philippe Maendly).

Autumn to Yellowstone national park. The well-known mountain falls, the river and forest.

Introduction

Un parc national est une zone protégée dans laquelle les activités humaines sont fortement réglementées afin de préserver la faune et la flore, ainsi que leur milieu naturel. Le but premier de ces parcs est de protéger la nature sauvage. Dans un second plan, les parcs nationaux attirent de nombreux voyageurs, ce qui est une bonne chose pour le tourisme et donc d’un point de vue économique. Troisièmement, il s’agit aussi de soutenir les activités traditionnelles locales. Ces trois points sont inscrits dans un but de développement durable, au niveau écologique, économique et social.

Pourtant, même si on entend en général que du bien sur les parcs nationaux et autres zones protégées, il existe néanmoins quelques controverses à leur sujet. En créant un parc, nous protégeons certes les espèces qui y habitent, mais nous les isolons surtout du reste du monde. Ces zones protégées sont parfois très éloignées les unes des autres, ce qui empêche toute communication entre les différentes populations. On peut donc se demander si c’est vraiment en isolant les espèces que nous les protégeons ? Quelles conséquences cela peut engendrer sur la biodiversité et quels sont les effets que cela entraînent sur les activités humaines ?

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

Le premier parc national vit le jour en 1870 aux États-Unis, il s’agit du parc Yellowstone. C’est plus précisément à partir du lendemain de la seconde guerre mondiale que le nombre d’espaces protégés grandit.

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

Les gouvernements ont compris depuis un moment qu’il était important de protéger cette nature si riche et cela se voit grâce notamment à “l’aire protégée” qui est depuis 1960 l’outil le plus utilisé pour protéger cette nature. Ce terme créé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) signifie une zone une nature protégée et administrée par plusieurs moyens. La fin du XXè siècle a fait naître une diversification de cet outil suite à diverses réflexions sur les moyens de réellement protéger la nature.

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

1.Les trois paradigmes environnementaux

Ces paradigmes sont des réponses à la conception contemporaine et européenne aux envies de protéger la nature. Cette idée n’est pas générale dans tout le monde, c’est pour cela qu’au fil du temps, les conceptions européennes et les pensées culturelles peuvent différencier la façon dont les espaces sont protégés, ce qu’on appellera par la suite les paradigmes environnementaux. Ces paradigmes ne vont pas que se succéder, mais aussi cohabiter suivant les différents endroits à protéger aujourd’hui.

1.1 Paradigme naturaliste-sensible
Il naît à partir du milieu du XIXè siècle et est fait « pour l’homme ». Cela revient à dire que l’espace protégé a pour but d’être montré aux humains pour des points vues économiques, sociaux et symboliques. Ces endroits se basent sur les ressources et le patrimoine du pays afin d’y relever toute la beauté et la splendeur de la nature.

1.2 Paradigme radical
Ce type d’espace protégé est clairement différent du précédent. Celui-ci est « contre l’homme ». Apparu en milieu du XXè siècle, il est principalement à but scientifique et la préservation de la nature y est très stricte. Rien ne doit déranger à l’évolution de la faune et de la flore. Il sert d’outil scientifique et est très limité à la visite.

1.3 Paradigme intégrateur
Ce paradigme va se baser sur le fait que l’homme peut aider à la bonne gestion de la biodiversité. Il va également prendre en compte l’aspect trop strict des autres types de protection pour le corriger. C’est donc une protection « avec l’homme ».

2. Catégories d’espaces protégés

Une grande diversité des méthodes de protection de territoire va amener une difficulté à les analyser car cela dépend des lois des états et des accords internationaux. C’est pour cela que l’UICN va former six catégories d’espaces protégés pour qu’elles soient reconnues à l’international.

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

2.1 Les six catégories

La catégorie I est la plus stricte et contient les réserves naturelles intégrales qui servent à des fins scientifiques et la zone de nature sauvage qui, elle, sert à protéger les ressources sauvages. La catégorie II a très peu de sites mais de grande superficie, elle englobe presque tous les parcs nationaux qui ont pour but de protéger l’écosystème tout en le rendant récréatif. La catégorie III a quant à elle énormément de sites mais de petite superficie. Cette catégorie est utilisée pour les monuments naturels. La catégorie IV autorise une certaine intervention dans la gestion mais dans un but de maintien des milieux, c’est ce qu’on appelle les aires de gestion des habitats ou des espèces. Les catégories V et VI, qui respectivement sont des paysages terrestres ou marins protégés et des aires protégées de ressources naturelles gérées, sont gérés à des fins d’utilisation durable où la présence humaine est privilégiée. Ils couvrent des énormes étendues.

2.2 Les réserves de biosphère

Il existe encore une autre catégorie qui a été créée par l’Unesco dans le cadre du programme MAB (Man and Biosphere, 1968-1971) et qui a pour but de créer des réserves pour conserver les milieux. Le Réseau mondial des réserves de biosphère (RMRB) compte actuellement 701 sites dans 124 pays du monde, y compris 21 sites transfrontaliers. Ces réserves veulent être un modèle d’aménagement du territoire. Elles ne correspondent pas spatialement aux catégories de l’UICN, même si elles peuvent en intégrer des espaces protégés. Elle possèdent plusieurs zonages à objectifs différents qui forment des zones tampons et c’est pour cela qu’elles ne sont pas catégorisées. La réserve de biosphère de Camargue en France est un exemple. 

Les différentes zones d’une RMRB

Il est intéressant de constater dans le graphique suivant est le fait que s’il y a plus de sites dans une catégorie, la superficie protégée n’augmente pas proportionnellement. Cela est dû justement au type d’aire définies par les catégories. Par exemple prenons la catégorie III, les monuments naturels existent en masse sur la planète mais un monument ne prend pas forcément beaucoup de place par rapport aux vastes plaines aux hectares infinis des parc nationaux.

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

La catégorie II concerne 90 % des parc nationaux. Les catégories I à IV occupent 5,8 % de la surface terrestre. Il y a 37 % des sites protégés dans le monde qui ne sont pas catégorisés ce qui équivaut à 17 % de la surface totale des aires.

3. Les espaces protégés

Voici plusieurs exemples d’aires protégées selon leur catégorie. 

Le parc national suisse

Le parc national suisse, situé dans les Grisons, est l’un des premiers parcs nationaux européens créé en 1914. Il a une superficie de 170,3 km². Il est visité par environ 120 000 touristes par an. Contrairement au parc national de Yellowstone, il n’est pas axé sur le divertissement des touristes mais bien sur la protection de la nature. Le parc a un règlement strict auquel les visiteurs doivent se soumettre sous peine d’être sanctionnés par les gardiens du parc.
Voici le règlement :

CAT: I, Zone de nature sauvage: Parc national suisse

• Il est interdit de quitter les chemins pédestres balisés.
• Il est interdit de jeter des déchets.
• Il est interdit d’emporter avec soi des objets naturels, des animaux, des plantes,
du bois ou des pierres.
• Les chiens ne sont pas admis, même tenus en laisse.
• La pratique de tout sport d’hiver, de vélo, ainsi que les engins volants
sont interdits.
• La baignade dans les lacs et les ruisseaux est interdite.
• Il est interdit de faire du feu.
• Il est interdit d’y passer la nuit, même dans un véhicule le long de la route menant à l’Ofenpass.
• L’environnement naturel ne doit pas être modifié.

De plus, il est interdit de chasser et les groupes de 20 personnes ou plus doivent s’annoncer au gérant du parc.
Nous pouvons donc remarquer que les touristes ont des libertés restreintes, mais que cela aide beaucoup à protéger la faune et la flore du parc national, dont la protection est prioritaire, et également de pouvoir observer le développement naturel sans interaction de l’homme.

Le parc national de Yellowstone

Le parc national de Yellowstone aux États-Unis est le plus ancien parc national du monde et considéré aussi comme un patrimoine mondial par l’Unesco. Il a été créé en 1872 et a une superficie de 8 991 km².
Ce parc national américain est fréquenté par environ 3 millions de personnes chaque année.

CAT. II, Parc national: Parc national de Yellowstone, Etats–Unis


Il est très apprécié pour les nombreuses activités qu’on peut y faire, comme de la motoneige, se baigner, faire du bateau sur le lac ou encore faire du camping. Chaque année, les touristes y dépensent à peu près 80 millions de dollars américains, ce qui en fait un vrai business.
Les touristes ont beaucoup de liberté. Il est notamment possible de pêcher à condition d’avoir un permis délivré par le personnel du parc. Cependant, il est interdit de naviguer sur les rivières avec des engins motorisés et de chasser (mais possible de chasser dans les environs autour du parc…).
L’Unesco a inscrit le parc national de Yellowstone sur la liste du patrimoine mondial en péril. Ce parc est tellement fréquenté, qu’il est impossible d’échapper à sa pollution et à la dégradation de sa faune et sa flore, notamment à cause des déchets jetés par terre, de la pollution sonore et de l’air liée aux activités avec des engins motorisés et de la construction de nombreuses routes. Tout cela est nocif pour les espèces animales du parc et pourrait les menacer. Par exemple, dans les années 2010 le nombre de bisons du parc a baissé drastiquement dans un laps de temps très court (de 3 500 à 1 900 bisons en moins d’un an).

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

Le parc national d’Uluru-Kata Tjuta

Le parc national d’Uluru-Kata Tjuta, situé en Australie, est un parc national classé au patrimoine mondial et dans les réserves de biosphère par l’Unesco. Il a été créé en 1987 et a une superficie de 1 326 km². Chaque année, il accueille environ 400 000 visiteurs.

CAT. II, Parc national: Le parc national d’Uluṟu-Kata Tjuṯa, Australie

Au début de l’exploitation touristique de la région dans les années 1940, le développement des infrastructures a causé plusieurs dommages environnementaux et donc au début des années 1970, toutes ces infrastructures ont été déplacées en dehors du parc, tout comme les campings et les hôtels en 1983-1984.

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

Le plus grand monument de ce parc est l’Uluru. C’est un inselberg de 348 mètres de hauteur. Cette montagne est sacrée pour le peuple autochtone vivant dans la région du parc, les Anangu, depuis au moins 30 000 ans, et même eux ne l’escaladent pas., alors que jusqu’au 26 octobre 2019, son ascension était très/trop populaire chez les touristes. Cette dernière était vivement déconseillée, afin de respecter les croyances des Anangu et également de limiter l’impact environnemental.

Voici ce qu’on pouvait lire sur le panneau qu’il y avait en bas de l’Uluru :

« Nous, les Anangu, les propriétaires traditionnels, avons cela à vous dire: la montée n’est pas interdite mais nous vous demandons de respecter notre loi et notre culture en ne grimpant pas dessus. Nous sommes responsables de la sécurité de ceux qui visitent notre terre. La montée peut être dangereuse. Trop de gens sont morts en train d’essayer de grimper Uluru. »

Ce dernier n’ayant pas eu de grand impact sur les visiteurs, les autorités n’ont pas eu d’autre choix que d’interdire purement et simplement l’ascension de l’Uluru à partir du 26 octobre 2019. Cette décision sera bénéfique aussi pour sa conservation et limitera les impacts environnementaux. Par contre, un certain nombre d’activité sont proposées, comme des tours en autocar, en vélo ou encore des activités culturelles.

Le parc national Kruger

Le parc national Kruger est la plus grande réserve animalière d’Afrique du Sud avec sa superficie de 19 485 km². Il a été créé en 1926 et a été reconnu comme réserve de biosphère en 2001 par l’Unesco.

CAT. II, Parc national: Le parc national Kruger, Afrique du Sud

Le parc étant aussi grand, il dispose de camps et de lodges, afin d’héberger les touristes. Il propose aussi un certain nombre d’activités telles que des safaris, des randonnés ou encore des tours à vélo.

Voici une liste non-exhaustive des règles à respecter :
• Le code de la route est en vigueur dans le parc Kruger. La vitesse est limitée à 50 km/h sur route goudronnée et à 40km/h sur piste. Pour augmenter les chances d’observation, il est recommandé de conduire à 20/25 km/h. Seuls les véhicules fermés sont autorisés.
• Les horaires d’ouverture et de fermeture des portes et des hébergements doivent être respectés.
• Il est interdit de descendre de son véhicule sauf dans les lieux autorisés. Il est interdit également de se tenir assis sur le rebord d’une fenêtre ou debout à travers le toit ouvrant.
• La conduite hors-piste est interdite.
• Il est interdit de nourrir des animaux et de cueillir des plantes.

L’écosystème de ce parc est menacé par plusieurs facteurs, notamment le braconnage intensif, le développement urbain à ses frontières, les sécheresses successives, le réchauffement climatique, la surpopulation animale et des projets d’exploitation minière.

Le Ministère africain fait le maximum, afin de préserver au mieux le parc. Il essaye notamment de vaincre le braconnage, car ce dernier est très important. Les espèces touchées sont notamment les rhinocéros et les éléphants. En 2017, 67 éléphants ont été abattus dans l’enceinte du parc et 504 rhinocéros sur les 1028 tués au total en Afrique du Sud cette année-là. Pour remédier à cela, un certain nombre de rhinocéros ont été transférés dans d’autres réserves naturelles ou à l’étranger, des rangers patrouillent en permanence dans le parc, des chiens sont présents pour suivre les traces des braconniers et des hélicoptères survolent le parc. Le but est de capturer un maximum de braconniers et ne pas les laisser s’enfuir. Mais cependant la taille du parc est un défi majeur et ce n’est pas facile de surveiller partout à la fois.

Ce graphique nous montre que le braconnage de rhinocéros en Afrique du Sud est assez conséquent. Il n’a cessé d’augmenter jusqu’en 2014 et qu’à partir de 2015 ça diminue faiblement. Sachant qu’en 2017, 504 rhinocéros ont trouvé la mort dans le parc Kruger, cela revient à environs 50 % de tous les rhinocéros tués en Afrique du Sud en 2017.

Braconnage de rhinocéros en Afrique du Sud de 2006 à 2017      
Brent Stirton, Rhino Wars II

Le parc national Sanjay Gandhi

Le parc national Sanjay Gandhi a été créé en 1996 et a une surface de 87 km². Il a la particularité de se situer au sein de la métropole de Mumbai et abrite des populations tribales. Chaque année, il est visité par à peu près 2 millions de personnes.

Son emplacement au milieu d’une métropole, est la cause aujourd’hui de plusieurs problèmes. Mumbai manque d’espace pour se développer sur sa péninsule et cela cause une pression immobilière sur les limites du parc. Un certain nombre de bidonvilles se sont formés sur ses extrémités. Il se fait peu à peu manger par la ville et les populations tribales vivant dans le parc sont menacées d’expulsion.

CAT. II, Parc national: Hameau adivasi dans le Parc National Sanjay Gandhi à Mumbai, Inde
L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

La tribu des Adivasis vit dans ce parc depuis très longtemps et est protégée par des lois interdisant leur expulsion sans aucune compensation. Cependant, les Adivasis ont très peu de droits, suite à une décision de la Cour suprême en 1996 visant à supprimer toute implantation dans le parc. Ils ne peuvent pas chasser, pêcher, élever des animaux, couper du bois ou encore faire de la culture, et ils ont des règles strictes pour la construction de leurs hameaux. Les personnes qui veulent voir les Adivasis quitter le parc prétendent que comme ils interagissent avec la ville, notamment certains pour travailler, ils ne doivent plus être considérés comme de « vrais Adivasis », quand bien même ceux-ci n’ont pas d’autre choix pour survivre.
En 2019 est projetée la construction d’un métro passant par la forêt d’Aarey, une partie annexe du parc national Sanjay Gandhi. Cette forêt abrite en plus de quelques bidonvilles, environs 10 000 Adivasis. Ce projet visait à déplacer environ 1500 Adivasis et déjà plusieurs familles tribales avaient été expulsées. Il aurait eu un impact et aurait menacé la biodiversité de la mégapole. Heureusement, plusieurs manifestations ont eu lieu contre ce projet et finalement la forêt n’accueillera jamais de métro.

Des espaces protégés d’autres catégories:

CAT. III, Monument naturel: zone naturelle unique de Los Estoraques en Colombie
CAT. IV, Aire de gestion des habitats ou des espèces: Le Cap Ferret, France
CAT V, Paysage terrestre ou marin protégé: La chaîne de montagne Wuyi Shan en Chine

4. Conclusions

4.1 Synthèse de Clara sur les parcs nationaux étudiés

Pour le parc national américain de Yellowstone, on peut remarquer qu’il est très axé sur les loisirs et le divertissement des touristes à travers un certain nombre d’activités, qui mettent en péril la faune et la flore du parc.

Le parc national suisse, lui, est très axé sur la protection de l’écosystème, toutes activités autres que la marche sont interdites et les visiteurs ont beaucoup de restrictions.

Le parc national australien d’Uluru-Kata Tjuta est axé sur le divertissement des touristes comme Yellowstone, et il aura fallu de nombreuses années avant qu’enfin ils décident de préserver les croyances des Anangu, ainsi que la montagne Uluru en interdisant son ascension.

Pour ce qui est du parc national africain Kruger, les autorités font un maximum pour limiter le braconnage et ainsi préserver l’écosystème du parc, malgré sa taille qui ne rend pas la chose facile. Sinon, nous ne pouvons pas reprocher la présence de logements dans le parc vu son immense superficie.

Le parc national Sanjay Gandhi ne met pas en priorité la protection de l’écosystème du parc ni des populations tribales y vivant, sachant que la ville empiète petit à petit sur le parc et que certaines personnes ont le désir de voir les Adivasis quitter leur territoire.

4.2 Synthèse d’Aramis sur les pour et les contre des parcs nationaux

Avantages
Grâce à ces nombreuses aires protégées, la biodiversité est protégée. C’est justement le but principal car de nombreux animaux sont en voie de disparition et de nombre de personnes et les activités humaines augmentent là où le patrimoine local est très riche. De plus les études scientifiques réalisées dans ces zones sont bénéfique pour la protection d’espèces. On arrive à étudier les modes de vie des animaux et la manière dont ils cohabitent au sein des écosystèmes.

Inconvénients
Malheureusement, ces aires n’aident pas toutes les espèces dans le monde comme par exemple les éléphants qui à cause de leur ivoire tant convoité ne sont plus que 50’000 dans le monde en 2016. Pourtant ces animaux sont pour quelques-uns dans certaines zones protégées. Ensuite, les méthodes de protection portent quelque fois problème. Le but est de limiter la présence humaine dans ces zones mais elles sont justement gérées par les humains. C’est pour cela que des problèmes arrivent car des animaux n’acceptent pas que des humains rentrent dans leur territoire.

4.3 Conclusion de Clara

Après avoir mis en contexte les définitions au travers de différents exemples et ainsi obtenu une vision plus claire de ce qu’est un parc national, nous pouvons en déduire que ce n’est certainement pas un espace enfermé, sachant que c’est un environnement ouvert au public (entre autres aux touristes). Ensuite sur la question de savoir si c’est une aire protégée ou non, cela dépend de chaque parc national à mon avis. En effet, en Suisse par exemple, la protection est exemplaire comme nous l’avons vu plus haut, tandis que pour ce qui est de Mumbai (Inde), la protection du parc n’est pas entièrement conforme aux objectifs de gestion d’une aire protégée. Dans l’idéal, un parc national devrait à mon sens être en quelque sorte un musée naturel axé sur la protection de l’environnement.

4.4 Conclusion de Jérémy

Je dirais que même si la création de parcs nationaux ou de zones protégées peut poser certains problèmes, les bienfaits restent majoritaires. En effet, la mise en place de ces réserves permet une sauvegarde de l’environnement, tout en étant une source économique durable. Voilà pourquoi la protection de la nature doit évidemment rester une de nos priorités.

En créant un parc, nous protégeons certes les espèces qui y habitent, mais nous les isolons surtout du reste du monde. Ces zones protégées sont parfois très éloignées les unes des autres, ce qui empêche toute communication entre les différentes populations. On peut donc se demander si c’est vraiment en isolant les espèces que nous les protégeons ? Quelles conséquences cela peut engendrer sur la biodiversité et quels sont les effets que cela entraînent sur les activités humaines ?

Afin de limiter l’isolement des zones protégées qui limitent le territoire de certaines espèces, il ne faut pas uniquement préserver les zones protégées. Dans l’idéal, il faudrait limiter toutes activités humaines qui exploitent de manière non durable les ressources et cela partout dans le monde. Evidemment, c’est une vision un peu utopiste des choses et cela ne serait dans un premier temps pas envisageable. Je pense et espère que l’on peut trouver un juste milieu entre l’exploitation des ressources et la protection de l’environnement.

Conclusion en carte

La carte suivante synthétise la géopolitique des espaces naturels dans le monde en mettant en relation protection, obstacles, tensions, acteurs et solutions.

Cliquez sur la carte pour l’agrandir.

L. Laslaz (dir.), Atlas mondial des espaces protégés, Autrement, 2012.

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